ART ET LITTÉRATURE

Connaissez-vous Dufour de la Crespelière qui écrivit en 1761 un “Commentaire sur l’École de Salerne ou Vers où il est montré les moyens de vivre longtemps en Santé et de se passer de médecine avec une infinité de remèdes contre toutes sortes de maladies eu un traité des Humeurs et de la Saignée…” (le titre entier est encore beaucoup plus long)? Allez goûter ses conseils sur l’odeur et l’éclat du vin :
“… Le vin dont l’odeur est mauvaise
Met son buveur mal à son aise,… ”
Visitez les quatrains d’Oman Khanyâm, écrits au XIe siècle :
“…Puisque ce monde n’est pas pour toi le lieu de séjour éternel
A quoi bon te priver de vin, fuir les faveurs de ceux qui t’aiment?…”
D’autres poètes, Ausone, Baudelaire, Lamartine…
Des peintres,
Des photographes,
Des romanciers,
Des sculpteurs, plasticiens, céramistes, …
Tous inspirés par les vendanges, les bacchanales, le vin.
Choisissez vos sujets réunis de part et d’autre de notre jeune Bacchus …
Lamartine
La vigne et la maison
Écoute le cri des vendanges
Qui monte du pressoir voisin ;
Vois les sentiers rocheux des granges
Rougis par le sang du raisin.
Regarde au pied du toit qui croule :
Voilà, près du figuier séché,
Le cep vivace qui s’enroule
A l’angle du mur ébréché.
Autrefois, ses pampres sans nombre
S’entrelaçaient autour du puits ;
Père et mère goûtaient son ombre ;
Enfants, oiseaux, rongeaient ses fruits.
Il grimpait jusqu’à la fenêtre ;
Il s’arrondissait en arceau ;
Il semble encor nous reconnaître
Comme un chien gardien d’un berceau,
Sur cette mousse des allées
Où rougit son pampre vermeil,
Un bouquet de feuilles gelées
Nous abrite encor du soleil.
Alphonse de Lamartine (Les Recueillements poétiques,1839)
Source : Poème trouvé sur le site du Château de Corbiac – Pécharmant, Vin du Périgord ( Bergerac)
Adresse : http://www.corbiac.com/poems/poal1.html
Laprade
Les vendanges (fragment)
Hier on cueillait à l’arbre une dernière pêche,
Et ce matin, voici, dans l’aube épaisse et fraîche,
L’automne qui blanchit sur les coteaux voisins.
Un fin givre a ridé la pourpre des raisins.
Là-bas, voyez·vous poindre, au bout de la montée,
Les ceps aux feuilles d’or, dans la brume argentée ?
L’horizon s’éclaircit en de vagues rougeurs,
Et le soleil levant conduit les vendangeurs.
Avec des cris joyeux, ils entrent dans la vigne ;
Chacun, dans le sillon que le maître désigne,
Serpe en main, sous le cep a posé son panier.
Honte à qui reste en route et finit le dernier !
Les rires, les clameurs stimulent sa paresse !
Aussi, comme chacun dans sa gaîté se presse !
Presque au milieu du champ, déjà brille, là-bas,
Plus d’un rouge corsage entre les échalas ;
Voici qu’un lièvre part, on a vu ses oreilles ;
La grive au cri perçant fuit et rase les treilles.
Malgré les rires fous, les chants à pleine voix,
Tout panier est déjà vidé plus d’une fois,
Et bien des chars ployant sous l’heureuse vendange,
Escortés des enfants, sont partis pour la grange.
Au pas lent des taureaux les voilà revenus,
Rapportant tout l’essaim des marmots aux pieds nus.
On descend, et la troupe à grand bruit s’éparpille,
Va des chars aux paniers, revient, saute et grappille,
Prés des ceps oubliés se livre des combats.
Qu’il est doux de les voir, si vifs dans leurs ébats,
Préludant par des pleurs à de folles risées,
Tout empourprés du jus des grappes écrasées !
Victor de Laprade (vers I860)
Source : Poème trouvé sur le site du Château de Corbiac – Pécharmant, Vin du Périgord ( Bergerac) :
Adresse : http://www.corbiac.com/poems/povl1.html
Baudelaire
L’Âme du Vin
Un soir, l’âme du vin chantait dans les bouteilles:
«Homme, vers toi je pousse, ô cher déshérité,
Sous ma prison de verre et mes cires vermeilles,
Un chant plein de lumière et de fraternité!
Je sais combien il faut, sur la colline en flamme,
De peine, de sueur et de soleil cuisant
Pour engendrer ma vie et pour me donner l’âme;
Mais je ne serai point ingrat ni malfaisant,
Car j’éprouve une joie immense quand je tombe
Dans le gosier d’un homme usé par ses travaux,
Et sa chaude poitrine est une douce tombe
Où je me plais bien mieux que dans mes froids caveaux.
Entends-tu retentir les refrains des dimanches
Et l’espoir qui gazouille en mon sein palpitant?
Les coudes sur la table et retroussant tes manches,
Tu me glorifieras et tu seras content;
J’allumerai les yeux de ta femme ravie;
A ton fils je rendrai sa force et ses couleurs
Et serai pour le frêle athlète de la vie
L’huile qui raffermit les muscles des lutteurs.
En toi je tomberai, végétale ambroisie,
Grain précieux jeté par l’éternel Semeur,
Pour que de notre amour naisse la poésie
Qui jaillira vers Dieu comme une rare fleur!»
Source : Poème trouvé sur le site de Jacques Lemaire, professeur de Lettres au Collège Jean-de-Brébeuf, consacré à la poésie de Charles Baudelaire
Adresse : http://poetes.com/baud/BVinAme.htm
Le Vin des Chiffonniers
Souvent, à la clarté rouge d’un réverbère
Dont le vent bat la flamme et tourmente le verre,
Au cœur d’un vieux faubourg, labyrinthe fangeux
Où l’humanité grouille en ferments orageux,
On voit un chiffonnier qui vient, hochant la tête,
Butant, et se cognant aux murs comme un poëte,
Et, sans prendre souci des mouchards, ses sujets,
Épanche tout son cœur en glorieux projets.
Il prête des serments, dicte des lois sublimes,
Terrasse les méchants, relève les victimes,
Et sous le firmament comme un dais suspendu.
S’enivre des splendeurs de sa propre vertu.
Oui, ces gens harcelés de chagrins de ménage,
Moulus par le travail et tourmentés par l’âge,
Éreintés et pliant sous un tas de débris,
Vomissement confus de l’énorme Paris,
Reviennent, parfumés d’une odeur de futailles,
Suivis de compagnons, blanchis dans les batailles,
Dont la moustache pend comme les vieux drapeaux.
Les bannières, les fleurs et les arcs triomphaux
Se dressent devant eux, solennelle magie!
Et dans l’étourdissante et lumineuse orgie
Des clairons, du soleil, des cris et du tambour,
Ils apportent la gloire au peuple ivre d’amour!
C’est ainsi qu’à travers l’Humanité frivole
Le vin roule de l’or, éblouissant Pactole;
Par le gosier de l’homme il chante ses exploits
Et règne par ses dons ainsi que les vrais rois.
Pour noyer la rancœur et bercer l’indolence
De tous ces vieux maudits qui meurent en silence,
Dieu, touché de remords, avait fait le sommeil;
L’Homme ajoute le Vin, fils sacré du Soleil!
Source : Poème trouvé sur le site de Jacques Lemaire, professeur de Lettres au Collège Jean-de-Brébeuf, consacré à la poésie de Charles Baudelaire
Adresse :
Le Vin de l’Assassin
Ma femme est morte, je suis libre!
Je puis donc boire tout mon soûl.
Lorsque je rentrais sans un sou,
Ses cris me déchiraient la fibre.
Autant qu’un roi je suis heureux;
L’air est pur, le ciel admirable…
Nous avions un été semblable
Lorsque j’en devins amoureux!
L’horrible soif qui me déchire
Aurait besoin pour s’assouvir
D’autant de vin qu’en peut tenir
Son tombeau; – ce n’est pas peu dire:
Je l’ai jetée au fond d’un puits,
Et j’ai même poussé sur elle
Tous les pavés de la margelle.
- Je l’oublierai si je puis!
Au nom des serments de tendresse,
Dont rien ne peut nous délier,
Et pour nous réconcilier
Comme au beau temps de notre ivresse,
J’implorai d’elle un rendez-vous,
Le soir, sur une route obscure.
Elle y vint! – folle créature!
Nous sommes tous plus ou moins fous!
Elle était encore jolie,
Quoique bien fatiguée! et moi,
Je l’aimais trop! voilà pourquoi
Je lui dis: Sors de cette vie!
Nul ne peut me comprendre. Un seul
Parmi ces ivrognes stupides
Songea-t-il dans ses nuits morbides
A faire du vin un linceul?
Cette crapule invulnérable
Comme les machines de fer
Jamais, ni l’été ni l’hiver,
N’a connu l’amour véritable,
Avec ses noirs enchantements,
Son cortège infernal d’alarmes,
Ses fioles de poison, ses larmes,
Ses bruits de chaîne et d’ossements!
- Me voilà libre et solitaire!
Je serai ce soir ivre mort;
Alors, sans peur et sans remord,
Je me coucherai sur la terre,
Et je dormirai comme un chien!
Le chariot aux lourdes roues
Chargé de pierres et de boues,
Le wagon enragé peut bien
Écraser ma tête coupable
Ou me couper par le milieu,
Je m’en moque comme de Dieu,
Du Diable et de la Sainte Table!
Source : Poème trouvé sur le site de Jacques Lemaire, professeur de Lettres au Collège Jean-de-Brébeuf, consacré à la poésie de Charles Baudelaire
Adresse : http://poetes.com/baud/BVinAss.htm
Le Vin du Solitaire
Le regard singulier d’une femme galante
Qui se glisse vers nous comme le rayon blanc
Que la lune onduleuse envoie au lac tremblant,
Quand elle y veut baigner sa beauté nonchalante;
Le dernier sac d’écus dans les doigts d’un joueur;
Un baiser libertin de la maigre Adeline;
Les sons d’une musique énervante et câline,
Semblable au cri lointain de l’humaine douleur,
Tout cela ne vaut pas, ô bouteille profonde,
Les baumes pénétrants que ta panse féconde
Garde au cœur altéré du poëte pieux;
Tu lui verses l’espoir, la jeunesse et la vie,
- Et l’orgueil, ce trésor de toute gueuserie,
Qui nous rend triomphants et semblables aux Dieux!
Source : Poème trouvé sur le site de Jacques Lemaire, professeur de Lettres au Collège Jean-de-Brébeuf, consacré à la poésie de Charles Baudelaire
Adresse : http://poetes.com/baud/BVinSol.htm
Le Vin des Amants
Aujourd’hui l’espace est splendide!
Sans mors, sans éperons, sans bride,
Partons à cheval sur le vin
Pour un ciel féerique et divin!
Comme deux anges que torture
Une implacable calenture,
Dans le bleu cristal du matin
Suivons le mirage lointain!
Mollement balancés sur l’aile
Du tourbillon intelligent,
Dans un délire parallèle,
Ma sœur, côte à côte nageant,
Nous fuirons sans repos ni trêves
Vers le paradis de mes rêves!
Source : Poème trouvé sur le site de Jacques Lemaire, professeur de Lettres au Collège Jean-de-Brébeuf, consacré à la poésie de Charles Baudelaire
Adresse : http://poetes.com/baud/BVinAma.htm
Ausone
Extrait
Que la vue des vignes nous fasse paraître un autre spectacle, que les
présents de Bacchus sollicitent nos regards vagabonds, là où une cime
élevée au dessus d’escarpements en chaîne, des rochers, des coins
ensoleillés de montagne, des ondulations et des replis se dressent pour les
vignes et forment un théâtre naturel ”
Ausone. poète et viticulteur. V siècle.
Source : Poème trouvé sur le site de poèmes et d’Exposition de photographies : la vie secrète des cèpes de vigne, illustrée par des citations littéraires.
Adresse : http://dionysos.org/bakkhos.htm
Cluny, tapisserie
Source : Reproduction trouvée dur le site “Style-décoration”
D’après une tapisserie de haute lisse française , seconde moitié du XV e siècle. Musée de Cluny. Bien que représentant parfois des scènes de la vie courante , les tapisseries au Moyen Age étaient destinées presque exclusivement aux seigneurs. Les ducs de Bourgogne les emportaient dans leurs bagages , dans leurs déplacements de château en château…
Adresse : http://home.nordnet.fr/~jmdecottignies/vendange.htm
Arthur RIMBAUD
Les Illuminations
Promontoire
L’aube d’or et la soirée frissonnante trouvent notre brick en large en face de cette Villa et de ses dépendances qui forment un promontoire aussi étendu que l’Epire et le Péloponnèse, ou que la grande île du Japon, ou que l’Arabie ! Des fanums qu’éclaire la rentrée des théories, d’immenses vues de la défense des côtes modernes; des dunes illustrées de chaudes fleurs et de bacchanales; de grands canaux de Carthage et des Embankments d’une Venise louche, de molles éruptions d’Etnas et des crevasses de fleurs et d’eaux des glaciers, des lavoirs entourés de peupliers d’Allemagne; des talus de parcs singuliers penchant des têtes d’Arbre du Japon; et les façades circulaires des “Royal” ou des “Grand” de Scarbro’ ou de Brooklyn; et leurs railways flanquent, creusent, surplombent les dispositions dans cet Hôtel, choisies dans l’ histoire des plus élégantes et des plus colossales constructions de l’ltalie, de l’Amérique et de l’Asie, dont les fenêtres et les terrasses à présent pleines d’éclairages, de boissons et de brises riches, sont ouvertes à l’esprit des voyageurs et des nobles – qui permettent, aux heures du jour, à toutes les tarentelles des côtes, – et même aux ritournelles des vallées illustres de l’art, de décorer merveilleusement les façades du Palais-Promontoire.
Source : Poème trouvé sur le site du site de Circeto Films 1997 / Jean-Philippe PERROT
Adresse : http://www.imaginet.fr/rimbaud/txPromontoire.htm
Brunet (à vérifier, voir source…)
bacchanales 1
Se 813e| lâchetés , même le Crime et ses bacchanales .| En acceptant le
bacchantes 2
Ph1166g| les Ménades , agitées comme les Bacchantes , c’ est l’ antiquité pure .
Ho 569b|- t – il pas des fleurs pour les bacchantes ivres , des fleurs pour les
Bacchéide 1
Pa 269c|monde , un poème sur le vin , la Bacchéide ! pour lequel je me sens
Bacchus 7
LL 656e| en demi – dieux , Mithra , Bacchus , Hermès , Hercule , etc . ,
MC 570f|dire , en faisant une libation à Bacchus : ” Mourir , il n’ y a pas de
IP 145e| par les sculpteurs pour le Bacchus indien .| Son visage avait la
IP 548d| pas chercher Apollon| Quand Bacchus est notre échanson ;| Rions
CV 813c| , qu’ il cultivait autant Bacchus que Troplong et Toullier . Sa
Be 695g|magnifique , et rappelle plus le Bacchus que la Vénus Callipyge .| Là ,
CB 420e| glace jalonnaient les champs de Bacchus cultivés par Vénus .| On voyait
Baccio 3
CP 612e|au Musée de Paris le portrait de Baccio Bandinelli qui peut être mis en
CP 612h| aux qualités du portrait de Baccio Bandinelli .| Le Fra Bartholomeo
CP 741h| semble supérieur au portrait de Baccio Bandinelli , du Musée , qui est
Bacco 2
DV 787a| – Corpo di Bacco , le pape n’ y va pas de main
Mu 713a| limes , des pinces…| Corpo di Bacco ! je venais emprunter|
bâche 2
DV 739e| carré recouvert d’ une bâche où s’ empilaient les malles les
DV 763b|le temps changeait .| J’ ai une bâche , dit Pierrotin . D’ ailleurs ,
Bâchelerie 4
Pa 164h| francs , tu pourras acheter la Bâchelerie à Rigou , devenir bourgeois
Pa 174a| n’ avait jamais voulu céder La Bâchelerie ; mais il se fit un
Pa 224h| en achetant le domaine de la Bâchelerie avait voulu passer bourgeois
Pa 251e| s’ est exterminé sur la Bâchelerie , il a bien amendé le
bachelette 1
Ly 997e| la souffrance , châtelaine et bachelette .| Aussi plaisait – elle
bachelier 3
PC 272i|.| – Monsieur , j’ ai été reçu bachelier au tir de Lepage à Paris , et
Go 74g| vacances , après avoir été reçu bachelier ès – lettres et bachelier en
Go 74g| reçu bachelier ès – lettres et bachelier en droit .| Ses illusions d’
bâches 1
Pa 270c|de Paris ; il cultivait dans ses bâches les choses les plus tropicales ,
bachique 2
Ly1060b| jadis à Rabelais la forme bachique de son grand ouvrage .| Jamais
CM 446f| dans notre conspiration bachique . Elles s’ engagèrent par des
Backuysen 1
CP 553a| , le Sébastien del Piombo , Backuysen , Hobbema , Géricault , les
Bacle 1
DV 767g|a – t – il pas admiré Venture et Bacle ? Mais Oscar passa de la
bâcle 1
IP 354d| ne savez pas comment cela se bâcle . Quant au Voyage en Égypte , j’
bâclé 3
Bi 181i| atrocement anodine , nous avons bâclé si lestement les choses que vous
Bi 279b| voulus par la loi , tout est bâclé , ficelé , servi , arrangé ! En
CP 628a| la santé que d’ avoir tout bâclé…Puis vous glisseriez un petit
bâclée 1
CB 154d| tranquille , l’ affaire sera bâclée . Mais , un instant ! ce n’ est
bâcler 2
IP 612d|procédure .| Ne devrait – on pas bâcler une petite loi qui , dans
Pa 316g| affaire ne sera pas longue à bâcler si vous vous permettez de nous
Bacon 2
LL 631a| Que le chancelier Bacon fût ou non prévenu d’ une éclipse
CM 339a|manque à Voltaire , à Newton , à Bacon , mais qui brille dans la vie de
Bactriane 1
CB 404e| un roi d’ Assyrie , de Perse , Bactriane , Mésopotamie et autres
badaud 1
Pe 42h| malicieuse en regardant le badaud qu’ ils aspergèrent d’ une pluie
badauds 3
Go 220e| occupations , malgré nos petits badauds du quai des Orfèvres .| Là -
JM 269d| sur lui l’ attention des badauds .| Un homme doit être remarqué
CP 735f|et par la haie que formaient les badauds , n’ entendait rien et ne
Bade 6
Go 168c|y compris le grrrrrrand – duc de Bade , ont voulu voir ! Entrez droit
Be 899c| : la mère était une Barnheim de Bade , une femme comme il faut !
UM 866a| ne m’ avoir rien dit ? à Bade , les usuriers vous auraient
Te 538h| ce prince sur le territoire de Bade , à peu de distance de Strasbourg
Mu 643g| été quelque peu Grand – Duc de Bade .| M .| de La Baudraye , dont les
MM 683f| auprès du grand – duc de Bade !…” s’ écria – t – il .|
Badebec 1
To 187b| d’ avoir enterré sa bonne Badebec , et qui se trompait en se
Baden 6
Gk 986f| à Londres , à Carlsbad , à Baden , à Bath .| N’ est – ce pas la
PC 268h| paturages de l’ Allemagne , à Baden – Baden , à Toeplitz .| Si vous
PC 268h| de l’ Allemagne , à Baden – Baden , à Toeplitz .| Si vous n’ avez
EG1056h| en juin prochain aux Eaux de Baden .|
MM 685d| , besoin de prendre les eaux de Baden l’ année prochaine ? Les
MM 698g| nommer commandeur et ministre à Baden .| Oh ! c’ est mal à Canalis ,
badience 1
CP 674h| par la taille , ayez te la badience !|
badigeon 1
Pe 39b| ou diagonales dessinées dans le badigeon par de petites lézardes
badigeonnages 1
IP 356g| a produit de plus bizarre : des badigeonnages lavés , des plâtras
badigeonné 1
Em1007g| de commerce .| Un peintre a badigeonné un kilomètre de toile , il
badigeonnée 2
Go 52e| , est bâtie en moellons et badigeonnée avec cette couleur jaune
PB 88c| , élevée de deux étages , était badigeonnée en jaune , et les
badigeonnées 1
Bi 153a| l’ air d’ être fraîchement badigeonnées ; une cour , entre les
badigeonner 1
PC 91e| , avons entrepris de badigeonner l’ esprit public , de
badigeonneur 1
Be 639f|de l’ architecte , le pinceau du badigeonneur , ni faibli sous le poids
Source : Poème trouvé sur le site de Recherche hypertextuelle dans la Comédie Humaine de Balzac
Base de données mise en place pour expérimentation le 21 avril 1996.
Pour des renseignements, des commentaires, des critiques ou des suggestions, veuillez prendre contact par email brunet@naxos.unice.fr
Article sur F.Mauriac
A Malagar….
Naguère, ce temps des vendanges était l’une des deux époques annuelles où François Mauriac venait habiter son château de Malagar pour reprendre souffle.
En souvenir de cet écrivain à l’esprit libre, et pour valoriser ce lieu teinté d’histoire, les représentants du Conseil Régional, maintenant propriétaire du domaine, ont projeté de créer ici un centre culturel. Cette année 1999, il a déjà été utilisé plusieurs fois.
Sous le titre de ‘Vendanges à Malagar’, les 24 et 25 septembre, des conférenciers ont été invités sur le thème de la permanence et des mutations actuelles de notre civilisation.
Source : Article sur François MAuriac trouvé sur le site des rencontres littéraires de Malager
Oman Khanyâm (XI° siècle)
LES QUATRAINS
Puisque ce monde n’est pas pour toi le lieu de séjour éternel
A quoi bon te priver de vin, fuir les faveurs de ceux qui t’aiment?
Tu ne veux ici que la paix, oublie la Fin, la Création
Toi parti, qui l’emportera? Hier, aujourd’hui, ne sont plus.
Plein de désir, j’ai mis mes lèvres aux lèvres de la jarre
Pour lui demander combien longue serait ma vie
Elle a collé ses lèvres à la mienne et m’a dit :
“Bois du vin, tu ne reviendras pas en ce monde.”
Dufour de la Crespelière (1761)
COMMENTAIRES SUR L’ÉCOLE DE SALERNE…
Chapitre VI
Le vin, cette boisson divine
Qui réjouit notre poitrine,
Foie, estomac, cœur et cerveau
Qui nous fait un rouge museau
Qui des sujets fait des Monarques
Est toujours connu pour ces marques,
La saveur et l’aimable odeur,
Et la couleur et la splendeur.
De l’odeur du vin
Son odeur doit être agréable
Elle aide à faire un sang louable;
Donne au corps un bon aliment,
Le fait agir plus rondement
Réjouit et le cœur et l’Âme
D’un pauvre diable qui se pâme,
Remet les esprits languissants
Et les rend forts et puissants;
Mais elle entête en récompense
Un homme qui par nonchalance
Tous les jours dans le cabaret
Boit trop de blanc et de clairet.
Le vin dont l’odeur est mauvaise
Met son buveur mal à son aise,
Qui n’en doit boire aucunement,
De peur d’accroître son tourment.
De l’éclat
La splendeur doit être éclatante
Et claire et nette et transparente
Signe que les esprits sont purs
Subtils et nullement obscurs.
Isabelle Bergeron
Tableau : Les vendanges
70 po x 25 po – 1992
Acrylique sur toile
http://www.cvm.qc.ca/empreintes/expositions/CollectionCanif.bak/A-C/Bergeron.htm
Poème : Les vendanges
http://www.cvm.qc.ca/empreintes/expositions/CollectionCanif.bak/A-C/BergeronT.htm
Initiée il y a une dizaine d’années, la collection CANIF s’est développée à partir d’un programme du Centre d’ANImation de Français (le CANIF) qui invite les étudiants d’arts plastiques à présenter des projets d’expositions individuelles.
À l’occasion de ces expos, le CANIF favorise la publication concomitante de récits illustrés, de bandes dessinées, de textes littéraires aussi créés par les exposants.
La littérature et les écrivains, les livres, l’écriture, la communication, le langage et la langue, le journal, l’imprimé,., ce sont les thématiques privilégiées, sorte de nœud commun sur lequel se greffe la grande diversité de ces oeuvres.
Rémy, écrivain cévenol
Commentaire : Souvenirs de Remy, dans le massif des Cévennes ., important site littéraire
Ces souvenirs pittoresques décrivent des personnes ou événements que Rémy a connus il y a bien longtemps, alors qu’il vivait à la Commune de Gabriac, près de Sainte Croix Vallée Française (48110).
Extrait du site : Chapitre XXIII – “Des vendanges bien arrosées”
” Il était de coutume, dans mes chères Cévennes, de se rendre dans le Midi pour y faire les vendanges. Le mois de septembre était un peu saison morte. Les moissons étant terminées, la récolte de pommes de terre mise en cave, on attendait que les raisins mûrissent et que les châtaignes tombent.
Tout cela, pas avant le mois d’octobre. Pour moi, c’était en quelque sorte l’occasion de prendre des vacances. Certes, le travail était pénible et nous étions plus ou moins bien logés. Il fallait, en plus du travail, faire la cuisine, et nous couchions dans la paille, enroulés dans une couverture. Mais lorsqu’on est jeune, tous ces petits inconvénients n’ont guère d’importance. Par contre, les soirées étaient pour moi et mes compagnons des moments inoubliables.
C’était presque tous les jours un spectacle gratuit.
Parmi les vendangeurs, il y avait un certain nombre de vieux célibataires, qui venaient pour travailler, bien sûr, mais surtout pour faire une cure de vin. Ils n’étaient d’ailleurs pas les seuls, des hommes mariés en faisaient bien autant. Le vin étant à volonté, ils en profitaient, surtout le soir, pour boire jusqu’à plus soif.
Il y avait un nommé ”Licante”, c’était son surnom, bien entendu. Il pouvait avoir une soixantaine d’années. Le soir, au troisième verre, il ne tenait plus sur ses jambes…”
Adresse du site : http://perso.club-internet.fr/attimont/remy/histoire23.html
Brigitte Ruess et Lucio Ranucci
Murales – Tableaux céramiques
Les Murales sont les dernières créations céramiques de Brigitte Ruess et Lucio Ranucci.
Extrait du site : “Ces tableaux muraux sont des bas-reliefs en céramique, dont les éléments sont assemblés à la manière d’une mosaïque.
Chaque pièce est façonnée à la main, puis décorée et enfin cuite à une température d’environ 1250°C. Le matériau employé est du grès chamotté, reconnu pour son excellente tenue aux variations de température.
Les Murales sont assemblés directement sur des murs extérieurs ou intérieurs, ou bien suspendus en tant que tableaux muraux.
Le thème illustré ainsi que la taille des Murales peuvent être choisis à la demande et selon vos goûts personnels.
Les Murales originaux ont été présentés pour la première fois en 1992, lors d’une exposition en France…”
Céramique “Les vendanges”
http://www.webstore.fr/webabonnes/ruess/ceramic/murales/Vendanges.htm
Céramiques murales (Les vendanges, bacchantes, bacchanales, ..)
http://www.webstore.fr/webabonnes/ruess/ceramic/murales.htm
Léonard Foujita
http://perso.infonie.fr/e.jamin/page13.html
peinture : Notre Dame des vendanges
Extrait du site : “En 1964, Léonard Foujita : Pour les peintures, il utilisa une technique ancienne, utilisant un ciment spécial sur lequel il faut peindre très vite : la fresque. Notre Dame des Vendanges ressemble à d’autres peintures de l’artiste…”
Stéphane DELGADO
Dessin de vendanges dans le GERS : http://www.gascogne.com/vendange.htm
Extrait du site : “Les vendanges, Tout l’ouest de la Gascogne octroie une belle part des ses terres aux vignobles. Certains sont destinés à la production de vins régionaux de grande tenue comme le madiran ou les vins de côtes de Gascogne. Mais la plupart servent à l’élaboration du précieux armagnac, eau de vie remarquable…”
Poème : ” Lés vendanges”
En-n-a qui keriont qu’ lés vendanges,
Ol est in piaisi p’r enteur nous.
Et pourtant, quand (i) en voyins l’ bout,
Ol est avis qu’i sins-t-aux anges.
Est pas qu’(i) eum’ pas l’ vin quand i mange,
Me, queul engniment peur teurtous !
Queul embarras qu’ol est peur-tout,
Dans tchés c’lers et pis dans tchés granges !
Illin d’mande in’ bass’, l’aotre in baquet,
Pis la cevér’, pis lés peuners.
En fasont-euils de tchés navettes !
Dés au matin jusqu’à ménet,
Queu vie qu’ol eï dans tchés presssouers !
Mon Djeu ! qu’i se keurvé d’entendre tchés kiavettes !
Site : TROOSPEANET
Le point de rencontre des vendéens sur le Net
Adresse : http://www.troospeanet.horanet.fr/charrier/40.html
Gaston Couté
Extrait : “APRES VENDANGES
V’là les pesans qu’ont fait vendanges !
V’là les perssoués qui pissent leu’ jus ;
On travaille aux portes des granges
A “rassarrer” l’vin dans les fûts.
L’vin ! Ça met des moignieaux qui chantent
Dans les coeurs et dans les servieaux,
Mais moué qui n’fait qu’de bouer de l’eau
J’me sens dans les boyeaux du vente
Comm’ des gernouill’s qui font coin-coin…”
Adresse : http://perso.infonie.fr/c.lassalle/apres_vendanges.htm
Site d’accueil : http://perso.infonie.fr/c.lassalle
Auteur du poème : Gaston Couté (1880-1911) le gâs qu’a mal tourné…
Marie-Line Sulle
Titre du tableau : Les Vendanges
Extrait : “Marie-Line Sulle est née en 1949 en Haute-Marne, France. Son premier tableau est une copie très colorée d’un tableau de Picasso. Elle se marie et a deux filles. Son passe-temps consiste à cuisiner et à jardiner. Le monde de sa peinture est toujours gai et plein de couleurs joyeuses. Depuis 1982, elle est une artiste professionnelle. Elle a exposé à la Galerie Naïfs et Primitifs à partir de 1987. Elle a eu beaucoup d’expositions personnelles. Beaucoup de ses oeuvres ont été…”
Adresse : http://www.galerieparis.com/french/frsulle_harvest.htm
Site d’accueil : Galeris Paris (http://www.galerieparis.com/)
Galerie little France
Stéphane Sésé Editeur.
Adresse : http://www.little-france.com/galerie/franci2.html
Commentaire : porteur de caisse à vendange dans les vignes
ANONYME (École française du 18e siècle)
Danse des vendanges
Extrait : “Ce dessin figurait au folio 71 de l’album M 51 donné par Xavier Atger en 1821. Il est annoté à la plume en bas, à gauche :”Par X…”. Sur la feuille de l’album, Atger avait écrit cette légende : “Gratia decentes alterno pede quatiunt terram” (d’un mouvement gracieux ils frappent le sol de l’un puis de l’autre pied)…”
Source : par le Réseau En LAnguedoc-Roussillon pour l’Information Scientifique
Réseau documentaire régional du Pôle Européen, mis en oeuvre par la BIU de Montpellier en partenariat avec le CNUSC
Adresse : http://boree.cnusc.fr:8100/textes/atger/atger_danse_vend.html
Collection d’outils anciens liés aux vendanges
Extrait : “Le musée du vin de Moncontour expose une collection importante d’outils anciens liés aux vendanges, et en particulier des pressoirs d’une grande rareté. La pièce maîtresse de cette collection est le pressoir géant du XVIIIème siècle, de plus de 5 m de hauteur. Une partie (très réduite) de cette collection est présentée …”
Adresse : http://winemuseum.com/Museum/harvesttools.htm
Musée, Les vendanges aux siècles passés
Extrait : ” Grâce à ses nombreux outils anciens, le musée du vin peut vous faire revivre les vendanges telles qu’elles étaient pratiquées dans des vignobles comme Moncontour lors des siècles précédents…”
Adresse : http://winemuseum.com/ancientharvest.htm
Recherche historique sur la comptabilité des vendanges au XVIIe siècle
Interprétation des comptes de vendanges du XVIIe siècle de la seigneurie de la Ménolière à Saint Philibert de Bouaine 1679
Par Michel Lopez, ([copyright Michel.Lopez@univ-lemans.fr]) de l’université du Mans
Extrait : “Résumé: Au hasard d’un achat, nous avons trouvé 8 comptes de vendanges de la fin du XVIIe siècle, l’examen attentif de ces pièces nous a permis de mettre en évidence un système comptable qui caractérise les droits seigneuriaux attachés à ces vendanges: droits au 1/5e et droit au 1/4…”
Adresse : http://www.histoire.org/scriptmani/vendan.html
Paul VERLAINE (1844-1896)
(Recueil : Jadis et naguère)
Vendanges
Les choses qui chantent dans la tête
Alors que la mémoire est absente,
Écoutez, c’est notre sang qui chante…
O musique lointaine et discrète !
Écoutez ! c’est notre sang qui pleure
Alors que notre âme s’est enfuie,
D’une voix jusqu’alors inouïe
Et qui va se taire tout à l’heure.
Frère du sang de la vigne rose,
Frère du vin de la veine noire,
O vin, ô sang, c’est l’apothéose !
Chantez, pleurez ! Chassez la mémoire
Et chassez l’âme, et jusqu’aux ténèbres
Magnétisez nos pauvres vertèbres,
Source : Poème trouvé sur le site ”
Extrait : “Vous aimez la poésie, nous aussi.
C’est pourquoi nous avons sélectionné plus de 2000 poèmes français, de La Renaissance au début du XXème siècle.
Pour des raisons de propriété intellectuelle, nous ne pouvons actuellement vous présenter d’ oeuvres plus récentes”
Adresse :
Crimes et vertus en Corbières, rencontres culturelles
Adresse du site : http://www.mle.asso.fr/banquet/97/n31/vin3.htm
Extrait : “Ils se rappellent aussi combien ce parcours rituel solidaire prenait sens pour la communauté formée par les pêcheurs-viticulteurs du village, gens de la vigne et gens de la mer.
Aujourd’hui, les jeunes fabriquent un ” mélange ” à base d’alcool dont ils emplissent leurs bouteilles. Autrefois, ils faisaient un vin ” spécial ” élaboré collectivement en grappillant dans les vignes des uns et des autres, après les vendanges. Ni rouge, ni rosé, ni blanc, mélange de grenache, de muscat et de cépages ordinaires, il était le vin de tous…”
Auteur : Pour en savoir plus : Christiane Amiel, Traverses d’un pèlerinage. Les jeunes, le vin et les morts, Terrain. Carnets du patrimoine ethnologique, n° 13, 1989. ” La mort difficile “, Hésiode. Cahiers d’ethnologie méditerranéenne, n° 2, 1994.
Site d’accueil : Maison du livre et des écrivains
L’esprit et la lettre
L e B a n q u e t d u L i v r e à C a s t r i e s
La Région Languedoc-Roussillon accueille la cinquième édition du Banquet du Livre au Château de Castries
Au cœur du Languedoc, le village de Lagrasse (plan d’accès), dans le Pays des Corbières mêle le goût du vin à celui de la parole.
Du 7 au 17 août 1997 (détails du programme) sur le thème Crimes et Vertus.
Editeur ou copyright : 1999 – Le Marque-page
Fête des vendanges à Roueire, Languedoc
Adresse du site : http://www.roueire.com/fetedesvendanges2.htm
Extrait du site : “FETE DES VENDANGES A L’ANCIENNE
“LES RAISINS DE L’ÉTÉ”
Les vendanges en Languedoc étaient autrefois synonyme de fête.
Le temps d’une journée, les Vignerons de Roueïre vous proposent de faire revivre les traditions occitanes.
Des vendangeurs en costumes d’époque vous entraîneront dans les vignes du Domaine récolter les premiers Chardonnay et Sauvignon.
” Les Gavelaïres ” et la ” Caponada “, groupes folkloriques, vous apprendront les danses traditionelles occitannes.
Au son du haut-bois et du tambourin vous serez invité à fouler les raisins et à goûter le jus fraichement sorti du pressoir. Nombreux artisans (sellier bourrelier, sabotier, maréchal-ferrand, coutelier, tourneur sur bois, …) et musiciens…”
Auteur : Pour en savoir plus : Christiane Amiel, Traverses d’un pèlerinage. Les jeunes, le vin et les morts, Terrain. Carnets du patrimoine ethnologique, n° 13, 1989. ” La mort difficile “, Hésiode. Cahiers d’ethnologie méditerranéenne, n° 2, 1994.
Programme :
Une librairie
Des rencontres
Un atelier de lecture
Un atelier sur le documentaire
Deux ateliers de philosophie
Des soirées philosophiques
Une exposition
Des lectures
Un bistro
Contact du banquet : Pour toute suggestion contactez nous: java@iut.univ-paris8.fr
Émile Nelligan
La Romance du Vin
Tout se mêle en un vif éclat de gaîté verte.
Ô le beau soir de mai! Tous les oiseaux en chœur,
Ainsi que les espoirs naguères à mon cœur,
Modulent leur prélude à ma croisée ouverte.
Ô le beau soir de mai! le joyeux soir de mai!
Un orgue au loin éclate en froides mélopées;
Et les rayons, ainsi que de pourpres épées,
Percent le cœur du jour qui se meurt parfumé.
Je suis gai! je suis gai! Dans le cristal qui chante
Verse, verse le vin! Verse encore et toujours,
Que je puisse oublier la tristesse des jours,
Dans le dédain que j’ai de la foule méchante!
Je suis gai! je suis gai! Vive le vin et l’Art!…
J’ai le rêve de faire aussi des vers célèbres,
Des vers qui gémiront les musiques funèbres
Des vents d’automne au loin passant dans le brouillard.
C’est le règne du rire amer et de la rage
De se savoir poête et l’objet du mépris,
De se savoir un cœur et de n’être compris
Que par le clair de lune et les grands soirs d’orage!
Femmes! je bois à vous qui riez du chemin
Où l’Idéal m’appelle en ouvrant ses bras roses;
Je bois à vous surtout, hommes aux fronts moroses
Qui dédaignez ma vie et repoussez ma main!
Pendant que tout l’azur s’étoile dans la gloire,
Et qu’un hymne s’entonne au renouveau doré,
Sur le jour expirant je n’ai donc pas pleuré,
Moi qui marche à tâtons dans ma jeunesse noire!
Je suis gai! je suis gai! Vive le soir de mai!
Je suis follement gai, sans être pourtant ivre!…
Serait-ce que je suis enfin heureux de vivre;
Enfin mon cœur est-il guéri d’avoir aimé?
Les cloches ont chanté; le vent du soir odore…
Et pendant que le vin ruisselle à joyeux flots,
Je suis si gai, si gai, dans mon rire sonore,
Oh! Si gai, que j’ai peur d’éclater en sanglots!
Gérard de Nerval
Chant Gothique
Belle épousée
J’aime tes pleurs !
C’est la rosée
Qui sied aux fleurs.
Les belles choses
N’ont qu’un printemps,
Semons de roses.
Les pas du Temps !
Soit brune ou blonde
Faut-il choisir ?
Le Dieu du monde,
C’est le Plaisir.
Prévert
Fiesta
Et les verres étaient vides
Et la bouteille brisée
Et le lit était grand ouvert
Et la porte fermée
Et toutes les étoiles de verre
Du bonheur et de la beauté
Resplendissaient dans la poussière
De la chambre mal balayée
Et j’étais ivre mort
Et j’étais feu de joie
Et toi ivre vivante
Toute nue dans mes bras.
GUILLAUME APOLLINAIRE
Nuit Rhénane
Mon verre est plein d’un vin trembleur comme une flamme
Écoutez la chanson lente d’un batelier
Qui raconte avoir vu sous la lune sept femmes
Tordre leurs cheveux verts et longs jusqu’à leurs pieds
Debout chantez plus haut en dansant une ronde
Que je n’entende plus le chant du batelier
Et mettez près de moi toutes les filles blondes
Au regard immobile aux nattes repliées
Le Rhin le Rhin est ivre où les vignes se mirent
Tout l’or des nuits tombe en tremblant s’y refléter
La voix chante toujours à en râle-mourir
Ces fées aux cheveux verts qui incantent l’été
Mon verre s’est brisé comme un éclat de rire
Source : site http://www.multimania.com/jbouzou/apollinaire.shtml
PIERRE DE RONSARD
Ces deux poèmes de Ronsard évoquent les contradictions de l’homme qui veut profiter de l’existence, mais qui est rattrapé par le temps et la mort, donc, avide de joies terrestres
Sonnets
Je veux, me souvenant de ma gentille amie,
Boire ce soir d’autant, et pour ce, Corydon,
Fay remplir mes flacons et verse à l’abandon
Du vin pour resjouir toute la compagnie.
Soit que m’amie ait nom ou Cassandre ou Marie,
Je m’en vais boire autant que de lettres a son nom ;
Et toi, si de ta belle et jeune Madelon,
Belleau, l’amour te poinct, je te pri’ ne l’oublie.
Qu’on m’ombrage le chef de vigne et de lierre,
Les coudes et le col ; qu’on enfleure la terre
Des roses et des lys, et que dessus le jonc
On me caille du lait rougi de mainte fraise.
Et n’est-ce pas bien fait ? Or sus ! commençons donc,
Et chassons loin de nous tout soing et tout malaise.
Je n’ai plus que les os, un squelette je semble,
Décharné, dénervé, démusclé, dépulpé,
Que le trait de la mort sans pardon a frappé,
Je n’ose voir mes bras que de peur je ne tremble.
Apollon et son fils, deux grands maîtres ensemble,
Ne me sauraient guérir, leur métier m’a trompé ;
Adieu, plaisant Soleil, mon oeil est étoupé,
Mon corps s’en va descendre où tout se désassemble.
Quel ami me voyant en ce point dépouillé
Ne remporte au logis un oeil triste et mouillé,
Me consolant au lit et me baisant le face,
En essuyant mes yeux par la mort endormis ?
Adieu, chers compagnons, adieu, mes chers amis,
Je m’en vais le premier vous préparer la place.
Source : site http://www.multimania.com/jbouzou/ronsard.shtml
JOSÉ MARIA DE HÉRÉDIA
Ariane
Au choc clair et vibrant des cymbales d’airain,
Nue, allongée au dos d’un grand tigre, la Reine
Regarde, avec l’Orgie immense qu’il entraîne,
Iacchos s’avancer sur le sable marin.
Et le monstre royal, ployant son large rein,
Sous le poids adoré foule la blonde arène,
Et, frôlé par la main d’où pend l’errante rêne,
En rugissant d’amour mord les fleurs de son frein.
Laissant sa chevelure à son flanc qui se cambre
Parmi les noirs raisins rouler ses grappes d’ambre,
L’Épouse n’entend pas le sourd rugissement ;
Et sa bouche éperdue, ivre enfin d’ambroisie,
Oubliant ses longs cris vers l’infidèle amant,
Rit au baiser prochain du Dompteur de l’Asie.
Source : site http://www.multimania.com/jbouzou/heredia.shtml
Ronsard, Poème paillard de la Renaissance, retranscrit du vieux Français
Note de la “rédaction”, en l’occurrence, Stéphanie, ayant découvert ce poème paillard :
Lecteur, ne craint pas ces vers paillards, ils sont du grand Ronsard. Beaucoup de grands écrivains se sont livrés à ce genre d’exercice, mais cela n’est pas très académique. A l’école, on n’apprend pas cela à nos chers bambins , c’est trop cru, trop grivois.
On oublie sans doute que ces chers petits sont souvent très vite au courant des réalités de l’existence. C’est donc en pure perte qu’on leur cache le vrai Ronsard, qui dissimule sous des dehors respectables de poète néo-platonicien à la Pétrarque un tempérament de feu.
Je ne vais vous livrer que les vers les plus expressifs, si j’ose dire, car le texte est d’une longueur conséquente . Je ferai donc un résumé entre les passages. Je vais aussi modifier un peu les vers, car c’est dans un espèce de moyen français parfois peu intelligible pour le néophyte, et même pour d’ autres qui feignent d’être initiés, mais qui ont tout de même souvent recours aux notes.
C’est l’histoire de deux jeunes tourtereaux qui se baladent dans les bois. Apparemment, la belle Robine ne s’est pas encore laissée fléchir, et son prétendant, Jacquet, ne contient qu’à grand peine ses dévorantes ardeurs. Ils s’installent dans un coin acceuillant, et se réchauffent en faisant du feu (bien sûr, nous avons bien compris que le feu ne brûle pas que dans les bois, on n’est pas naïfs à ce point).
C’est très réaliste, ils ont la goutte au nez, comme c’est éthéré! L’expression de Ronsard pour dépeindre le tableau: “Le cler (la goutte) dégout (dégouline) de leur roupies ( de leurs narines). Si, si, Ronsard est bien un poète, mais on est loin de mignonne, allons voir si la rose… Il faut préciser à sa décharge qu’il décrit des manants. Fi! Cette plèbe n’avait aucun maintien!
Bref, les tourtereaux sont pris d’un furieux appétit (prélude à leurs appétits sexuels, vous l’aurez deviné) et dévorent à belles dents leurs provisions, chacun de leur côté. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il ne communiquent pas des masses.
Tout à coup, tout bascule dans un tourbillon de sensualité animale. Jacquet s’aperçoit que la robe de Robine est retroussée, là, je cite:
(…) il a veu(Ndlr. vu)
Guignant à travers le feu
De sa Robine recoursée (Ndlr. elle avait retroussé son vêtement)
La grosse motte retroussée
Et son petit cas barbelu (Ndlr. besoin d’une explication?)
D’un jaune ornement crespelu
Dont le fond semblait une rose
Non encore àn demie déclose (Ndlr. Ronsard et son obsession de la rose mériterait une thèse)
Robine aussi, d’une autre part
De Jacquet guignoit le Tribart (Ndlr. traduction inutile)
Qui lui pendait entre les jambes(…)
Je m’interromps, car ici, nos tourtereaux dissertent (tu veux ou tu veux pas?)
Robine présente sa demande:
“Je te prie Jacquet, jauche moi (Ndlr. une expression qui s’emploie pour les poules et les coqs)
Et met le grand pieu que je vois
Dedans le rond de ma fossette
Le gaillard ne se fait pas prier:
“Et le bon Jacquet qui l’embroche
fis trépigner tous les Sylvains (Ndlr. divinités des bois grecques)
Du dru maniement de ses reins(Ndlr. tout un programme)
Morale de l’histoire: incitation à la débauche.
Tableau de Goya : “Automme, les vendanges”
Adresse : http://isabel.com/gallery/repro/g/goya/rt204.html
Site d’accueil : http://isabel.com/francais.html
Extrait : ” Bienvenue chez Isabel® sur l’Internet !
Découvrez nos célèbres Reproductions à l’Huile de Tableaux de Maîtres, entièrement peintes à la main par nos artistes de talent. (…) Une galerie d’art spécialisée dans la reproduction de chefs-d’oeuvre impressionnistes. Une sélection d’artistes comme Renoir, Cézanne, Manet, et Van Gogh.
“Isabel® Art Gallery offre une chance aux amoureux de l’art d’acquérir les chefs-d’oeuvre de leurs rêves”. Les reproductions sont identiques aux originaux. Le site présente une biographie des artistes qui ont peint l’oeuvre originale, ainsi que d’autres données historiques. ”
Les Entonneurs rabelaisiens
Commentaire : Fort joli site présentant les atours du vin de Chinon et de la Région. Et bien sûr, concernant la confrérie des joyeux Entonneurs de rabelaiseries : Anticonformisme, Culture, Histoire, amour de la belle chanson, de la convivialité et esprit paillard sont les qualités marquantes du site, qualités trop rares sur Internet. Que diable, les plaisirs du vins ne sont pas que l’apanage des tristes..
Adresse : http://www.chinon.com/vignoble/entonneurs.htm
Extrait du site : ” Quelle chance pour une confrérie de pouvoir prétendre historiquement que Rabelais est des siens ! Celui dont on dit qu’ il est le plus grand auteur français, qui a fait sa fortune littéraire en cinq livres et qui se joue du savoir et rigole de l’ignorance, celui auquel La Fontaine, Molière et Céline, ces costauds des lettres françaises, ont tressé des lauriers, celui, enfin, que Cocteau a défini comme les grandes orgues d’une cathédrale pleine des grimaces du diable et de sourires des anges, cette étrange musique le désignant, chez ” les cerveaux à bourrelets “, comme le canard boiteux des belles lettres, aurait très certainement parrainé la docte Confrérie des Bons Entonneurs qui porte son nom avec fierté, résolution et orthodoxie.
Certes, le grand homme est des siens. Au moins par la naissance. Ensuite, ces gentilshommes épicuriens officient, au principal, à l’épicentre du cosmos rabelaisien, ces fameuses Caves Painctes où l’auteur des horribles et espouventables faictz et prouesses du très renommé Pantagruel, serait venu sacrifier au vin d’ici, meilleur que l’eau – delà et baptiser Chinon. On dit aussi de ces antres, comme disait Ronsard, qu’elles furent inspiratrices du Temple de la Dive Bouteille (…) le décor est planté, le bréviaire récité, le vin tiré, encore fallait-il proclamer le message bachique en Rabelaisie.
Depuis 1961, la Confrérie des Bons Entonneurs a pris en charge sa mission essentielle : proclamer urbi et vertus éminentes du vin de Chinon. Elle est née le 8 juin de cette année – là où le vin ne fut pas si mauvais. Trois jeunes viticulteurs, Pierre Couly, Louis Farou et Gatien Ferrand, se réunissaient à député André Voisin. Un vieux projet chinonais allait aboutir, la création d’une Confrérie. Ses voisins, les chevaliers de la Chamtepleure, dont le grand Maître est Gaston Huet, la portèrent sur des fonds baptismaux où le Chinon et le Vouvray s’étaient substitués à l’eau bénite…
Article de Jean Chédaille Grand Reporter à la Nouvelle République du Centre – Ouest…”
Site d’accueil : http://www.chinon.com/vignoble/index.html
Extrait : ” Situé près de Tours, Chinon est le berceau de Rabelais. L’aire d’appellation Chinon s’étend sur près de 2 000 hectares, il est produit par plus de 200 vignerons. Les vignes sont exposées sur différents terroirs : terrasses graveleuses (vin pouvant être bu dès sa jeunesse à Pâques) et coteaux argilo-siliceux ou argilo-calcaires (vin de garde, voire de très grande garde)…”